Le repérage avant travaux est à la charge du donneur d'ordre, et il ne se confond pas avec le dossier technique amiante.
Avant toute opération susceptible de toucher des matériaux amiantés, le donneur d'ordre fait réaliser un repérage avant travaux par un opérateur certifié. Il est ciblé sur la zone et le programme de travaux, et va au-delà du dossier technique amiante.
C'est le donneur d'ordre — propriétaire, syndic, maître d'ouvrage, entreprise générale selon le montage — qui commande et finance le repérage. Ce n'est pas l'entreprise de travaux, qui en est au contraire destinataire.
Le repérage est confié à un opérateur certifié, indépendant de l'entreprise qui réalisera les travaux. Cette indépendance est le cœur du dispositif : celui qui cherche l'amiante ne doit pas avoir intérêt à ne pas en trouver.
Le rapport est remis à toutes les entreprises appelées à intervenir, et il est annexé aux pièces du marché.
Le dossier technique amiante recense les matériaux accessibles des parties communes, dans une logique de gestion du bâtiment au quotidien. Il ne descend pas dans les parois, ne démonte pas les coffrages et ne traite pas les parties privatives.
Le repérage avant travaux, lui, est calé sur le programme de travaux : il investigue les zones qui seront touchées, y compris derrière un doublage ou dans un coffrage, avec sondages destructifs si nécessaire.
Conséquence pratique : un DTA qui ne mentionne rien ne dispense pas du repérage, et il arrive régulièrement qu'un repérage avant travaux révèle un matériau amianté absent du dossier technique.
L'entreprise qui découvre un matériau amianté en cours de chantier doit arrêter. Le chantier s'interrompt, il faut faire prélever, analyser, puis reprendre dans le bon cadre réglementaire : le surcoût et le retard sont bien supérieurs au prix du repérage.
Le donneur d'ordre qui n'a pas fait réaliser le repérage engage sa responsabilité, y compris pénale, vis-à-vis des travailleurs exposés.
Sur nos chantiers, l'absence de repérage exploitable est un motif de refus de démarrage. Nous préférons décaler d'une semaine que travailler à l'aveugle.
Sur un conduit ou une colonne, comptez généralement quelques jours entre la commande et le rapport, le délai venant principalement de l'analyse en laboratoire.
Rapporté au coût d'un chantier arrêté en cours de route, l'arbitrage est vite fait : un repérage ciblé sur un ouvrage reste sans commune mesure avec le surcoût d'une découverte en cours de travaux.
Nous vous orientons vers des opérateurs certifiés et nous exploitons directement leur rapport pour rédiger le plan de retrait.
Nous intervenons sur ces sujets tous les jours à Paris et en Île-de-France : dépose de conduits en fibro-ciment, remplacement de réseaux d'évacuation d'air, ventilation, plaques de couverture. Si votre situation ressemble à ce qui est décrit ici, envoyez-nous deux photos — nous vous dirons franchement ce qui relève d'un retrait, d'une intervention encadrée ou d'un simple entretien.
L'accès aux logements doit être organisé par le donneur d'ordre avec un préavis correct. En pratique, un courrier d'information et un créneau proposé suffisent presque toujours ; le refus persistant relève du dialogue avec le bailleur ou le syndic.
Dès que l'opération est susceptible de toucher un matériau pouvant contenir de l'amiante, oui. Pour un geste très limité, un mode opératoire de sous-section 4 fondé sur une hypothèse de présence d'amiante peut se substituer à l'analyse, mais cela reste une décision à documenter.
Un repérage avant travaux est propre à une opération donnée. Un ancien rapport peut servir d'élément d'information, mais il ne remplace pas un repérage établi pour les travaux projetés.
Nous répondons dans l'heure, nous montons voir gratuitement, et vous recevez un devis ferme avec le cadre réglementaire qui va avec.
+33 7 43 29 35 53